Morgane Ange - Modératrice


Sexe:  Age: 55 Inscrit le: 27 Aoû 2004 Messages: 1921 Localisation: La tête dans plein de livres !
|
Posté le: Mar Sep 05, 2006 15:28 Sujet du message: La psychiatrie et ses maladies ... dans les GRANDES LIGNEs |
|
|
A titre d'informations, voici une thèse (non complète - certains sujets concernant les traitements ont été supprimés pour des raisons que vous comprendrez aisément) sur les les maladies les plus répertoriées au niveau psychiatrie ...
bonne lecture à toutes et à tous
Je me tiens à votre disposition pour tous renseignements complémentaires
(un PS spécial pour Xela : oui, les médicaments n'ont pas réponse à tout et bon nombre de personnes sont aujourd'hui internées depuis 40, voir 50 ans car leur(s) maladie(s) à l'époque n'étaient pas connue(s) )
PSYCHIATRIE
Maladies mentales : psychoses et névroses
Dépressions
Maladies mentales :
PSYCHOSES & NEVROSES
« Chaque cas est une histoire individuelle, celle d’un homme qui souffre, et dont il faut envisager deux versants : celui de l’entourage (famille, médecin) et le monde intérieur du patient, son regard sur les autres »
Edouard ZARIFIAN, “Les Jardiniers de la folie’’
PLAN :
I-PSYCHOSES
A.Psychoses chroniques
1) Schizophrénie
2) Psychose Maniaco-Dépressive
3) Paranoïa
4) Psychose Hallucinatoire Chronique
B. Psychose aiguë
1) Bouffée Délirante Aiguë
II- NEVROSES
A. Névrose d’angoisse
B.Névrose hystérique
C.Névrose obsessionnelle
D.Névrose phobique
I-PSYCHOSES
Maladies caractérisées par une activité délirante ; le délirant n’a pas conscience de son trouble : il vit son délire comme la réalité.
A.Psychoses chroniques
Associées à une personnalité psychotique
1) Schizophrénie
-> Dépersonnalisation : impression de ne plus être soi-même
-> Déréalisation : symptôme qui fait croire que l’environnement a perdu sa réalité
La schizophrénie survient le plus souvent chez les jeunes (20 à 25 ans) avec un début brutal : bouffée délirante ou troubles du comportement (accès de violence, alcool…). C’est une maladie “à vie’’. Le plus souvent la personne est placée sous tutelle ou curatelle renforcée ; si elle est seule chez elle, prise en charge ambulatoire (hospitalisation de jour…).
Différentes formes :
- Différentes formes paranoïde (≠ Paranoïa) – la plus fréquente
Syndrome dissociatif (dissociation) ou syndrome délirant
- rupture avec la réalité au niveau du comportement, de la pensée (avec troubles du langage)
- Propos incohérents, non organisés, accompagnés ou non d’hallucinations (pouvant toucher tous les sens) très souvent sur un terme mystique ou de persécution
- Symptômes : “étrange’’, illogique, bizarre, ambivalence (propos contradictoires), hermétisme et détachement (perte de contact avec la réalité) + syndrome du repli autistique
2) Psychose Maniaco-Dépressive -
Alternance de deux phases : accès maniaque – accès mélancolique (forme cyclique)
Ces accès durent assez longtemps (sans traitement de 6 à 8 mois, avec, quelques semaines). On parle de forme bipolaire et unie polaire pour la psychose maniaque ou la psychose mélancolique.
ACCES MANIAQUE
Forme anormale d’euphorie, apparaissent alors insomnie, hyperactivité voire agitation psychomotrice désordonnée, achats inconsidérés (impression de grandeur), logorrhéique, contact très facile, accélération du processus intellectuel…
ACCES MELANCOLIQUE
Symptômes : catatonie (“statut’’), prostration,“mort-vivant’’, humeur très triste, envie de mort, mutisme/semi-mutisme, risques suicidaires +++, douleurs et angoisses très fortes, possibilité de délires (ruine, mort, culpabilisation, perte…) + anorexie, troubles du sommeil et de la tension
Formes cliniques : Mélancolie simple (forme mineure),
3) Paranoïa
C'est un délire chronique d'apparition vers 35 - 45 ans, ce sont des sujets satisfaits d'eux-mêmes ou se surestimant , n'acceptant aucune remarque. Ce sont souvent des personnes appartenant à des couches sociales plus favorisées. Ils ne se pensent pas malade.
Contrairement aux autres psychoses, les délires sont organisés, structurés et peuvent être plausibles.
Trois formes essentielles de délire :
-délire d’interprétation (à partir d’une perception, réaction agressive avec le persécuteur)
-délire des sensitifs (personne plus vulnérable, plus déprimé qui va se retourner conter lui-même ; susceptible +++, RISQUE DE SUICIDE)
-délire passionnel (délire de jalousie, délire érotomaniaque, délire de revendication, délire des inventeurs…)
Traits caractéristiques : orgueil démesuré, despotisme, fanatisme, hypertrophie du moi, fausseté de jugement, psychorigidité (ne remet jamais en cause son propre jugement de valeur).
4) Psychose Hallucinatoire Chronique
Touche fréquemment les femmes entre 30 et 50 ans avec une vie normale. Différente de la schizophrénie car elle ne contient que des hallucinations (pas de dissociation) : hallucinations olfactives, auditives, psychiques, kinésiques, visuelles (hallucinations riches). Différentes formes d’hallucinations avec toujours un thème persécutif : mal veillant, douloureux, désagréable, menaçant… La personne adhère pleinement à ses hallucinations, en général, elle vit le délire de façon passive
B.Psychose aiguë
1) Bouffée Délirante Aiguë
Survient le plus fréquemment chez les jeunes de moins de 30 ans, souvent chez des personnes immatures et fragiles.
S’installe brusquement chez un sujet jusque-là indemne de troubles psychiques (« un coup de tonnerre dans un ciel serein ») et disparaissent au bout de quelques semaines (guérissant la plupart du temps sans laisser de séquelles, récidive 1/4).
Signes cliniques : très agité, angoisse intense, humeur labile, délires riches et polymorphes, pas organisé, le sujet adhère pleinement à son délire ; il peut il y avoir un facteur déclenchant ou non (prise de toxiques…)
II-NEVROSES
Entre la “normalité’’ et le pathologique que l’on vient de voir. A la différences des psychoses, le sujet est conscient du caractère pathologique de ses troubles. L’importance de ces symptômes peut entraver la vie sociale.
A. Névrose d’angoisse - Anxiété
C’est la présence permanente de crainte (“présent incertain’’), d’anticipation du pire (“avenir redoutable’’), d’hypervigilence associé à des symptômes physiques comme tension, palpitations cardiaques, muscles tendus…
B.Névrose hystérique ou hystérie de conversion
C’est la traduction, par des symptômes corporels (≠ des simulations !), d’un conflit émotionnel non extériorisé. Les symptômes apparaissent soit aux tournants significatifs de l’existence, soit lors d’un événement fragilisant.
Ces troubles peuvent disparaître rapidement mais la dépression est une complication fréquente.
C. Névrose obsessionnelle – Troubles Obsessionnels Compulsifs
Caractère compulsionnel = impossibilité de se retenir (avec la conscience du caractère pathologique) dans l’accomplissement de rituels tel que lavages de mains répétés des dizaines de fois, vérifications de rangement incessantes, litanies mentales…
D.Névrose phobique
Caractérisée par la peur panique de rencontrer un objet ou une situation (ex : avion, ascenseur, foule). Elle est souvent invalidante.
« La phobie se définit comme la crainte angoissante déclenchée par un objet ou une situation n’ayant pas en eux-même un caractère objectivement dangereux […] Le malade reconnaît le caractère absurde de sa crainte qui garde cependant son incoercibilité. » (P.Pichot)
Surveillance : évaluation de l’angoisse qui n’a pu être évitée
DEPRESSIONS
Définition : L’état dépressif est une perturbation pathologique dont le noyau est une tristesse profonde de l’humeur (thymie).
Principaux symptômes : vision pessimiste du monde et de soi-même, désintérêt, troubles du sommeil, anorexie, irritabilité, fatigue…
-> Pour que le diagnostic de dépression soit posée, il faut une persistance de ces signes au-delà de 15 jours.
Comportement dépressif
- Tristesse : de l’ennuie au désespoir profond
- Ralentissement de l’idéation -> processus de pensée ralenti : de la difficulté de penser à la stupeur (inhibition totale de la pensée)
- Douleur morale : de la perte d’estime de soi à l’auto dépréciation complète
Trois groupes de comportements dépressifs :
- Psychoses Maniaco-Dépressives, avec états de mélancolie plus ou moins longs (dépressions endogènes)
- Dépressions psychogènes : Dépressions d’épuisement (suite à un surmenage émotionnel), dépressions réactionnelles (suite à un choc émotionnel), dépressions névrotiques (surtout chez la personne hystérique)
- Symptomatiques : symptôme d’une autre maladie psychique (schizophrénie, paranoïa…)
Surveillance : RISQUE DE SUICIDE (passage à l’acte), sommeil, anxiété, appétit, poids…
! Différencier les réactions de tristesse, suite à des ennuies réels, des vraies dépressions, afin d’éviter la prescription de traitements médicamenteux inutiles à des personnes momentanément en difficulté qui ont besoin essentiellement d'une écoute attentive => principe de la main tendue
[/i][u] _________________ Morgane
Désolée mais l'équipe et moi-même ne répondrons plus aux messages incompréhensibles
 |
|