Xela Moine

Sexe:  Age: 50 Inscrit le: 18 Aoû 2005 Messages: 447 Localisation: oise
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Posté le: Sam Juil 08, 2006 15:02 Sujet du message: Contes et légendes spiritualistes ou morales !A mediter! |
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Bonjour à tous,
A la demande de Leeloo, je vous propose de mettre dans ce sujet, les contes, legendes du monde, et tous les extraits à caractere spirituel.
Pour commencer, je vous transmets ici :
la légende des 3 arbres.
Il était une fois, sur une montagne, trois arbres qui partageaient leurs rêves et leurs espoirs.
Le premier dit: « Je voudrais être un coffre au trésor, richement décoré, rempli d’or et de pierres précieuses. Ainsi tout le monde verrait ma beauté ».
Le deuxième arbre s’écria: « Un jour, je serai un bateau solide et puissant, et je transporterai les reines et les rois à l’autre bout du monde. Tout le monde se sentira en sécurité à mon bord ».
Le troisième arbre dit: « Je veux devenir le plus grand et le plus fort des arbres de la forêt. Les gens me verront au sommet de la colline, ils penseront au ciel et à Dieu, et à ma proximité avec eux; je serai le plus grand arbre de tous les temps et les gens ne m’oublieront jamais ».
Les trois arbres prièrent pendant plusieurs années pour que leurs rêves se réalisent. Et un jour, survinrent trois bûcherons.
L’un d’eux s’approcha du premier arbre et dit: « Cet arbre m’a l’air solide, je pourrais le vendre à un charpentier ».
Et il lui donna un premier coup de hache. L’arbre était content parce qu’il était sûr que le charpentier le transformerait en coffre au trésor.
Le second bûcheron dit en voyant le second arbre: « Cet arbre m’a l’air solide et fort, je devrais pouvoir le vendre au constructeur de bateaux ». Le second arbre se réjouissait de pouvoir bientôt commencer sa carrière sur les océans.
Lorsque les bûcherons s’approchèrent du troisième arbre, celui-ci fut effrayé car il savait que si on le coupait, ses rêves de grandeur seraient réduits à néant. L’un des bûcherons s’écria alors: « Je n’ai pas besoin d’un arbre spécial, alors je vais prendre celui-là ».
Et le troisième arbre tomba.
Lorsque le premier arbre arriva chez le charpentier, il fut transformé en une simple mangeoire pour les animaux. On l’installa dans une étable et on le remplit de foin. Ce n’était pas du tout la réponse à sa prière. Le second arbre qui rêvait de transporter des rois sur les océans, fut transformé en barque de pêche. Ses rêves de puissance s’évanouirent. Le troisième arbre fut débité en larges pièces de bois et abandonné dans un coin.
Les années passèrent et les arbres oublièrent leurs rêves passés. Puis un jour, un homme et une femme arrivèrent à l’étable. La jeune femme donna naissance à un bébé et le couple l’installa dans la mangeoire qui avait été fabriquée avec le premier arbre. L’homme aurait voulu offrir un berceau pour le bébé mais cette mangeoire ferait l’affaire. L’arbre comprit alors l’importance de l’événement qu’il était entrain de vivre et sut qu’il contenait le trésor le plus précieux de tous les temps.
Des années plus tard, un groupe d’hommes monta dans la barque fabriquée avec le bois du second arbre; l’un d’eux était fatigué et s’endormit. Une tempête terrible se leva, et l’arbre craignit de ne pas être assez fort pour garder tout son équipage en sécurité. Les hommes réveillèrent alors celui qui s’était endormi; il se leva et dit : « Paix! » et la tempête s’arrêta.
A ce moment l’arbre sut qu’il avait transporté le Roi des rois.
Enfin quelqu’un alla chercher le troisième arbre oublié dans un coin; il fut transporté à travers les rues et l’homme qui le portait se faisait insulter par la foule. Cet homme fut cloué sur les pièces de bois élevées en croix et mourut au sommet de la colline. Lorsque le dimanche arriva, l’arbre réalisa qu’il avait été assez fort pour se tenir au sommet de la colline et être aussi proche de Dieu que possible car Jésus avait été crucifié à son bois.
Chacun des trois arbres a eu ce dont il rêvait mais d’une manière différente de ce qu’ils imaginaient.
Nous ne savons pas toujours quels sont les plans de Dieu pour nous. Nous savons simplement que ses voies ne sont pas les nôtres mais qu’elles sont toujours meilleures si nous lui faisons confiance.
Angela Elwel Hunt |
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Xela Moine

Sexe:  Age: 50 Inscrit le: 18 Aoû 2005 Messages: 447 Localisation: oise
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Posté le: Sam Juil 08, 2006 15:06 Sujet du message: |
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Le conte du papillon
Un jour apparut un petit trou dans un cocon…
Un homme qui passait là par hasard, s’arrêta de longues heures pour observer le papillon qui s’efforçait de sortir par ce petit trou. Après un long moment, ce fut comme si le papillon avait abandonné et le trou demeurait toujours aussi petit.
Le papillon avait fait tout ce qu’il avait pu et il ne pouvait plus rien faire d’autre.
L’homme décida d’aider le papillon. Avec un canif, il ouvrit le cocon et libéra le papillon.
Celui-ci sortit aussitôt, mais son corps était maigre et engourdi et ses ailes peu développées bougeaient à peine. L’homme continua à observer, pensant que les ailes du papillon s’ouvriraient et seraient capables de supporter le corps du papillon afin qu’il prenne son envol.
Il n’en fut rien !
Le papillon passa le reste de son existence à se traîner à terre avec son corps maigre et ses ailes rachitiques. Jamais il ne put voler !
Ce que l’homme, avec son geste de générosité, n’avait pas compris, c’est que le passage par le trou étroit du cocoon, est l’effort pour que le papillon puisse transmettre la force de son corps vers ses ailes afin de pouvoir voler.
C’est le moule à travers duquel la Vie le fait passer pour grandir et se développer. Parfois, l’effort est exactement ce dont nous avons besoin dans notre vie.
Si on nous permettait de vivre notre vie sans rencontrer d’obstacles, nous serions limités. Nous ne serions pas aussi forts. Nous ne pourrions jamais voler !
J’ai demandé la force
Et la Vie m’a donné des difficultés pour me renforcer.
J’ai demandé la sagesse
Et la Vie m’a donné des problèmes à résoudre.
J’ai demandé la prospérité
Et la Vie m’a donné un cerveau et des muscles pour travailler.
J’ai demandé à pouvoir voler
Et la Vie m’a donné des obstacles à surmonter.
J’ai demandé l’amour
Et la Vie m’a donné la possibilité d’aider les autres.
J’ai demandé des faveurs,
Et la Vie m’a donné des potentialités.
Je n’ai rien reçu de tout ce que j’avais demandé
Mais j’ai reçu tout ce dont j’avais besoin.
Vis ta Vie sans peur, affronte tous les obstacles et vois que tu peux les surmonter.
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Xela Moine

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Posté le: Jeu Juil 13, 2006 11:19 Sujet du message: |
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Conte pour petits et grands
Le conte de la petite pelote de haine
Il était une fois un ancien petit garçon qui s'était attaché, il y avait de cela très longtemps, à une petite pelote de haine.
Cette petite pelote de haine lui tenait froid au ventre et au coeur.
Il en avait besoin, des fois qu'il aurait flanché ou renoncé ! Oui, il se servait de cette petite pelote de haine pour ne pas oublier toutes les violences qu'il avait reçues de son père et aussi pour se rappeler tous les reproches qu'il avait envers sa mère... qui avait laissé faire cette violence sur lui, sans intervenir. Ah oui, il voulait se souvenir, ne pas oublier !
Aussi, depuis bientôt quarante-cinq ans, soigneusement il entretenait ses ressentiments, ses rancoeurs, ainsi qu'une tristesse faite de morosité et d'humour décapant qui souvent blessait même... ceux auxquels cet humour n'était pas destiné.
Sa petite pelote de haine était ainsi très bien entretenue, toujours vigilante, toujours présente...
Il avait ainsi mille exemples de souffrances, d'incompréhension, de violences, d'humiliations ou d'injustices qu'il avait reçues ou subies. Dont aucune ne devait être oubliée, jamais de la vie !
Un jour, cet homme, car c'était devenu un homme, décida de ne plus garder sa petite pelote de haine.
Au début, ce fut terrible, il avait l'impression d'être nu, démuni, il fut complètement désorienté. Il dut s'aider en faisant un grand sac, avec deux draps de lit cousus ensemble, pour déposer dedans toutes les aigreurs, tous les souvenirs négatifs qu'il avait en lui... Rancoeurs et ressentiments emplirent bientôt le sac.
Certains, très coriaces, revenaient en lui, même après avoir été déposés dans le sac. Il ne se découragea pas, continua à les déposer, à se débarrasser de toute cette violence qu'il entretenait en lui depuis tant d'années... en ressassant sa souffrance d'enfant maltraité, en accusant, en se plaignant.
Certains jours il aurait voulu dénoncer au monde entier quels parents épouvantables il avait eus. Pour que tout le monde sache... son malheur et... son mérite d'avoir supporté tant d'injustices !
Quand le sac fut plein, il ne put inviter ses parents pour leur "rendre" tout cela, car le temps avait passé et ils étaient morts tous les deux.
Aussi décida-t-il d'aller déposer ce grand sac de ruminations noires et de ressentiments amers sur leur tombe.
A partir de ce jour, ce fut comme un miracle. Le regard, la bouche, le visage, mais aussi les gestes de cet homme, ne furent plus les mêmes.
Il retrouva une seconde jeunesse et le plus étonnant fut que ses propres enfants commencèrent à s'approcher de lui avec confiance, avec abandon. Car ils avaient très peur de cet homme, lui qui pourtant ne les avait jamais frappés. Ils cessèrent de se disputer entre eux, ils osèrent eux aussi les gestes de la tendresse et de l'ouverture, et purent les vivre... du vivant de leur père.
Ainsi se termine le conte de l'homme qui avait entretenu durant tant d'années une pelote de haine à même sa peau.
Jacques Salomé : Contes à guérir, Contes à grandir.
Edition Albin Michel
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